Harry Houdini

Harry Houdini

Harry Houdini, de son vrai nom Ehrich Weisz, est un magicien américain d’origine hongroise.

Il est né le 24 mars 1874 à Budapest et décédé le 31 octobre 1926 à Détroit, aux États-Unis.

Si ces dates sont exactes, l’homme prétend le contraire. À partir de 1909, l’illusionniste prétend depuis article autobiographique paru dans The Magician Annual, qu’il a vu le jour le 6 avril 1873 ou 1874 à Appleton dans le Wisconsin.

Il est élevé par son père rabbin, Mayer Samuel Weisz (1829-1892) et sa mère Cecilia Steiner (1841-1913).
Ehrich a 5 frères et une sœur, qui s’appellent respectivement Herman M. (1863-1885), Nathan J. Weisz (1870-1927), Gottfried William Weisz (1872-1925), Theodore Weisz (1876-1945), Leopold D. Weisz (1879-1962) et Gladys Carrie Weisz (1882-1915).

D’origine hongroise, il émigre avec sa famille aux Eatst-Unis le 3 juillet 1878, à l’âge de 4 ans, sur le SS Fresia avec sa mère, alors enceinte, et ses quatre frères. La famille rejoint le paternel qui s’y est installé dès 1876.

Ensemble, ils vivent dans un premier temps dans le Wisconsin, à Appleton. Mayer Samuel Weisz est rabbin de la Communauté juive réformée de Sion. Il obtient la nationalité américaine le 6 juin 1882, mais perd par la suite sa charge de rabbin. La famille déménage pour la Grosse Pomme en 1887. Enrich grandit dans une pension de famille située sur East 79th Street.

Dès son plus jeune âge il cumule les petits boulots : messagers, vendeur de cravates, apprenti serrurier, avant de devenir champion de cross-country.

A l’âge de neuf ans il exerce ses talents de trapéziste, se surnommant lui-même « Ehrich, le prince des airs ».

D’Ehrich Weisz à Harry Houdini

Artiste dans l’âme, il devient alors magicien professionnel. Admirateur de Jean-Eugène Robert-Houdin, le père de la magie moderne, il prend alors le surnom d’Harry Houdini. Le jeune illusionniste exerce ses talents dans les foires, accompagné de son frère Théodore, dont le nom d’artiste est Théo Hardeen.

A l’âge de 19 ans, il fait la connaissance de sa femme Wilhelmina Béatrice Rahner (Bess Raymond) (1876-1943), qu’il surnomme Bessie. Elle rejoint le duo Houdini et ils s’unissent.

Dans un premier temps, il intègre la troupe Trois Keaton dans un « Medecine show« .

Cinq ans après ses débuts en tant qu’illusionniste professionnel, il se fait connaitre du grand public en lançant un défi à la police de Chicago, affirmant qu’il pourrait se libérer d’une cellule de leur prison en moins de 30 minutes. Il dupe les forces de l’ordre en dissimulant un passe-partout dissimulé dans son œsophage, technique qu’il avait apprise d’un avaleur de sabre rencontré sur les foires. Résultat : le jeune magicien s’échappe de sa geôle en moins de…trois minutes. Sa réputation est faite !

Par la suite, Harry Houdini se fait connaitre et marque les esprits en s’échappant en s’évadant d’une malle remplie d’eau, fermée et enchaînée, ou d’un bidon en métal.  Il se spécialisa donc rapidement dans l’évasion. Une fois devenu célèbre comme escapologiste, il revint à nouveau à la magie.

Lutte contre les médiums et le spiritisme

Le jeune prestidigitateur combat également de manière très fermement le spiritisme, alors en plein essor. Il n’hésite pas à parcourir le pays pour dénoncer les usurpateurs et faux médiums. Ses enquêtes sont publiées dans des ouvrages tels que Miracle Mongers and their Methods ou A Magician Among the Spirits. Ami de Sir Arthur Conan Doyle, l’auteur de « Sherlock Holmes« , Harry Houdini tenta de le convaincre qu’il se laissait duper par des médiums, qui lui faisaient croire qu’il pouvait communiquer avec son épouse décédée. Malgré les explications de son ami illusionniste, Sir Conan Doyle n’était toujours pas convaincu, et exprime ce point de vue dans son livre « Les Frontières de l’inconnu« .

Alors qu’il a prit comme nom de scène Harry Houdini en hommage au père de la prestidigitation moderne, l’illusionniste publie en 1906 l’ouvrage intitulé « The Unmasking of Robert-Houdin » (« Robert-Houdin démasqué« ). Dans ce livre Harry Houdini tente de minimiser l’influence du magicien français et sa contribution majeure dans l’art de la prestidigitation. La justification de cette attaque est toujours discutée entre les magiciens eux-mêmes.

En effet Harry Houdini voulait être sur la première marche du podium, être considéré comme le plus grand illusionniste de tous les temps. Il affirmait par exemple pouvoir comprendre n’importe quel tour de prestidigitation s’il le voyait faire trois fois. Une autre grande figure de la magie, Dai Vernon alias le professeur, lui présenta un tour sept ou huit fois, et Houdini dut s’avouer vaincu. Vernon en profita pour ajouter dans ses publicités : « The Man Who Fooled Houdini’, « l’homme qui a trompé Houdini« .

Outre ses nombreuses grandes illusions, Harry Houdini a joué en 1920 dans « The Master Mystery« , de Harry Grossman et Burton L. King. Cette série de 15 épisodes introduit l’un des premiers robots à l’écran. Le magicien est également le coscénariste de L’Homme de l’au-delà film de Burton L. King, en 1922.

Dècès d’Harry Houdini

Le 22 octobre 1926, au Princess Theatre de Montréal, le magicien reçoit la visite de l’étudiant de l’université McGill Joselyn Gordon Whitehead. Pour prouver qu’il était inviable, le prestidigitateur et roi de l’évasion avait pour habitude de demander à un membre de l’assistance de lui donner des coups au ventre. Whitehead lui demande alors s’il pouvait effectivement endurer des coups dans cette partie, ce à quoi Houdini aurait répondu par l’affirmative. L’étudiant se précipite alors sur Harry Houdini et le frappe violemment, sans avertissement, à de multiples reprises au bas-ventre. Ce geste n’est pas sans conséquence, et Harry Houdini se plaint dès l’après-midi de maux de ventre.

Quelques jours plus tard, dans sa chambre privée à Détroit, il est pris d’une violente fièvre, mais assure, non sans mal, la représentation. Le jour d’Halloween, Houdini meurt d’une péritonite consécutive à une rupture de l’appendice. Cette mort est sujet à controverse. Un de ses descendants (a réclamé le lundi 26 mars 2007 à la justice américaine une exhumation, pour faire pratiquer une autopsie et vérifier la rumeur selon laquelle le magicien aurait été assassiné.

Figure majeure de l’illusionnisme, Harry Houdini, considéré comme le roi de l’évasion, a laissé une trace durable dans l’imaginaire collectif. Si un hommage a été rendu au père de la prestidigitation moderne, Jean-Eugène Robert-Houdin avec la maison de la magie à Blois, il en va de même pour Harry Houdini avec un musée qui lui est dédié, situé à Scranton en Pennsylvanie. De nombreuses œuvres cinématographiques, musicales et littéraires font référence à son incroyable influence.

Hervé Troccaz

> Site officiel du Musée Harry Houdini

Œuvres d’Harry Houdini

Durant sa très riche carrière, Harry Houdini publia de nombreux ouvrages. Pour être précis, certains furent écrits par son ami Walter Brown Gibson, le créateur de The Shadow :

  • The Right Way to Do Wrong (1906)
  • Handcuff Secrets (1909)
  • The Unmasking of Robert Houdin -Robert Houdin démasqué (1906)
  • Magical Rope Ties and Escapes (1920)
  • Miracle Mongers and their Methods (1920)
  • Houdini’s Paper Magic (1922)
  • A Magician Among the Spirits (1924)
  • Prisonnier des pharaons (Imprisoned with the Pharaohs/Under the Pyramids, 1924) avec Howard Phillips Lovecraft20.

Reportage sur le musée Harry Houdini

 

8 commentaires sur “Harry Houdini

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *