The close-up room | Café Les Cariatides

The close-up room | Café Les Cariatides

Un nouveau concept vient de voir le jour, nommé The Close-up Room. Le principe ? Un plateau unique à Paris d’artistes Magiciens et Mentalistes renommés, à voir au plus près. Interview des organisanteurs.

Propos recueillis par Hervé Troccaz

Comment le concept a vu le jour ?   Quel est le principe ?

Ugo avec un H : Le concept est apparu dans mon esprit il y a deux mois et demi, lors d’un questionnement intérieur qui était : « Mais qu’est-ce qui me fait plaisir dans la magie à présent ? »
En effet, je suis magicien professionnel depuis trois ans, et j’ai axé tout mon travail vers l’événementiel, comme rythmer mes effets, quels sont les effets les plus efficaces pour avoir des applauses… et je pense avoir perdu un peu de la joie de présenter des effets qui sont chers à mon cœur, ou juste d’avoir un espace d’expression où l’on ne doit pas être « lisse » comme en événementiel, où l’on peut se permettre plus de choses que lorsque l’on est embauché par un client.
Et de cette réflexion en est venue un autre « Mais en fait, on a aucun lieu pour proposer ce genre de numéro en public ! »

J’ai partagé ces réflexions à mes amis Alexandre Bouglione, Thomas Barthes et Stéphane Gomez, et l’idée d’un plateau d’artiste close-up sur Paris s’est enclanchée.

Stephane Gomez : Nous avons fait le même constat flagrant, celui de ne pas pouvoir performer en tant que close-up Man dans des conditions autres que le table à table (développer le table à table et ses différentes variantes : restaurant, cocktail, évènementiel, etc…) et donc d’améliorer les conditions de représentation et de ce fait revisiter les tours de magie de manière à ce qu’ils soient présentables assis derrière une table et face à un public assis lui aussi et qui vient assister à du théâtre de très près puisque cela implique une mise en scène plus pointue, de la dramaturgie pour augmenter les impacts des effets et avoir une interaction directe avec le public).

Thomas Barthes – Nous voulions quelque chose de classe, pour redonner ses lettres de noblesse au close-up, un peu à l’image du Magic Castle de Los Angeles. Ici nous avons un sous-sol voûté quelque part au centre de Paris, comme un tripot clandestin ou une réunion de confrérie secrète.Une table, vingt spectateurs maximum, pas de caméra, pas d’écran, pas de limites. Le close-up comme il devrait l’être selon nous.Plusieurs magiciens se relayent pour des passages de huit minutes, et une tête d’affiche clôture le tout avec vingt minutes en solo.L’idée était d’avoir un lieu à nous, où l’on peut convier qui on souhaite, amateurs comme professionnels, nous sommes ouverts ! Et pourquoi pas d’arriver à un concept mobile et exportable dans d’autres lieux (Paris ou autres).

Comment sont rémunérés les artistes ?

Alexandre Bouglione – Aucun, on profite d’eux et on s’en met plein les poches ! (rires)

TB – Nous avons repris le principe de la rémunération au chapeau, quasi incontournable dans les scènes ouvertes d’humour parisiennes, même si nous sommes bien conscients que ce n’est pas la panacée.

Le bar se rémunère sur les consommations, et le contenu du chapeau est réparti entre les artistes du soir.
AB – Disons le clairement : amis artistes, si vous venez à la close-up room, ce n’est pas pour faire un cachet intermittent…
De notre côté, nous ne faisons pas ça pour l’argent non plus : en tant qu’organisateurs nous ne toucherons rien.
UH – Le chapeau c’est vraiment pour d’une part garder un prix accessible pour le public (nous y tenons), et d’autre part dédommager un minimum les artistes.
Il est évident que dès que nous pourrons passer sur un mode de rémunération plus « profitable », nous le ferons. Et encore s’il y a un système économique réellement viable qui peut être mis en place sur ce principe de 20 spectateurs pour 5 à 7 artistes.

Quels sont les artistes déjà programmés ?

TB – Pour la première, Boris Wild nous fait l’honneur et l’amitié d’être non seulement notre parrain, mais également la tête d’affiche.

SG – Nous serons ensuite tous les organisateurs à passer sur scène afin de présenter des numéros que nous réalisons en événementiel ou en concours, et d’autres confrères pressionnels tels que Idris et Roland présenteront un numéro inédit qu’ils ont monté spécialement pour la première !

AB – Nous laissons la change à des jeunes performeurs comme Yacine qui vient de Toulouse, et Gaëtan Matis, fils de magicien et à présent humoriste, viendra même nous faire une pause humoristique dans le déroulé.

TB – Le plateau aura lieu tous les mois, et pour les suivantes, nous allons proposer à notre réseau d’amis magiciens de participer à l’aventure !

Etant membre de l’équipe de France de close-up et aussi de la convention 4F, j’ambitionne évidemment de ramener quelques collègues dans l’aventure. 🙂

Nous avons le lieu, les contacts et l’envie, donc… y’a plus qu’à ! Et si vous, qui lisez ces lignes, vous reconnaissez dans notre démarche et souhaitez venir performer, contactez-nous !

Des échanges avec le public sont-ils prévus du fait de la proximité ?

AB – A la fin on leur tatouera des autographes sur leur peau avec un marqueur indélébile, on est proches du public nous !

HB – Ca ne sert à rien d’avoir un artiste à cinquante centimètres de soi si on ne peut pas lui parler librement ensuite.

On veut vraiment faire tomber les barrières à ce niveau et permettre à tout le monde de discuter de tout et de rien à l’issue du spectacle.
The Close-Up Room a vraiment été créé dans l’optique de profiter de nos rencontres avec le public et qu’il nous fasse également des retours sur son expérience de spectateur.

SG – Les artistes pourront en plus faire des photos et échanger peut-être leur identifiants sur les réseaux sociaux tels que facebook, snapchat, instagram et twitter.

Comment vous différenciiez-vous du Double Fond ?

UH –  Il est clair qu’il y a plein de points communs entre les deux… et en même temps beaucoup de différences aussi. Ne serait-ce qu’au niveau des moyens !

Notre modèle est évidemment le Magic Castle, pour y avoir été en tant que spectateur, c’est le lieu dans lequel nous aurions envie de jouer tous les jours, et le Double Fond s’y est évidemment inspiré pour le plus grand bien de la magie parisienne. Vivre l’expérience du Close-up est vraiment différente pour un spectateur par rapport à un spectacle dans une grande salle, et de notre côté nous avons envie d’avoir les mêmes dispositions de salle que dans les DVD de magie que nous visionnons chez nous !

TB – Personnellement j’ai participé à quelques coups de pouce au Double Fond en 2009/2010 et j’en garde un très bon souvenir, mais c’était surtout l’occasion pour des novices comme moi de faire leurs premières armes sur scène avec essentiellement des amis dans le public.

SG – Là nous convions majoritairement des professionnels, même si on s’autorise à programmer des débutants de temps à autre ce n’est pas vraiment le but.

Le Double Fond propose en outre plusieurs spectacles de qualité tout au long de l’année (Dominique & Alexandra, Laurent Beretta, Gaetan Bloom, David Stone, Boris Wild…).
A la close-up room, au lieu d’un seul spectacle d’une heure et quelques, vous aurez une fois par mois un florilège d’artistes pendant la même durée.
Vous voyez, ce n’est ni mieux ni moins bien… c’est juste différent ! Et même complémentaire car vous pourrez voir Boris Wild dans deux contextes différents !

Allez au Double Fond, et venez chez nous !

Comment être certain d’avoir une place ?

AB – Impossible pour la première nous sommes déjà complets !

UH – Et nous l’avons été 24h après le début de la communication sur le projet !Du coup pour la prochaine date, ce sera le 11 mars !

TB – En réservant sur billetreduc, c’est quasi gratuit (seulement un euros de frais de gestion pour le site).

https://www.billetreduc.com/254518/evt.htm

Nous souhaitons réellement conserver l’aspect intimiste en limitant volontairement la jauge à seulement vingt spectateurs.
Si vous venez directement sans avoir réservé, vous prenez le risque de rester à l’entrée… et entre nous ce serait franchement dommage. 🙂
Promis si le concept fonctionne et qu’on arrive à avoir une base solide d’habitués, on poussera les murs et on ajoutera des places !

SG – A l’heure d’aujourd’hui, il n’est pas certain d’avoir une place car nous sommes limité à très peu de personnes, mais nous sommes en train de réfléchir sur la manière dont nous pourrions contenter tout le monde, peut-être par la création d’un site web dédié à The Close-Up Room et d’avoir notre propre billeterie. Nous espérons que le concept va grandir et nous n’aurons plus ce problème de place quand nous ferons le show dans les salles de spectacle de renommée comme par exemple l’Olympia, les zéniths ou l’accord hotel Arena de la défense.

AB – Et toujours sans projection vidéo !

 

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